SANTE : LA MISÈRE COLLECTIVE et LA NÉGLIGEANCE du POUVOIR.

Le Paludisme, Les Hémorragies, Les infections généralisées ainsi que le choix des accouchements à domicile sont les principales causes de la mortalité maternelle identifiées par les hôpitaux de la ville de Luanda et sont encore une préoccupation pour les autorités angolaises. Il est clair que rien de tout ceci ne peut être attribué au régime qui nous gouverne (très mal)  depuis 1975.

Le coupable est … les angolais mêmes, et en particulier ceux de seconde classe…

La situation a été discutée aujourd’hui lors d’une réunion du comité de vérification sur la santé maternelle et infantile de la ville de Luanda, dirigée par le vice-président de la Commission administrative de la ville de Luanda pour le domaine politique, social, Affaires communautaires et l’environnement, Mara Quiosa.

En déclaration finale de la réunion, Mara Quiosa a dit qu’il y avait une légère réduction du nombre de décès au cours du premier trimestre de l’année par rapport aux trois derniers mois de 2016.
Sans donner des chiffres mis à jour (d’abord validés par les « ordres supérieurs »), Mara Quiosa dit qu’il y a encore « quelques préoccupations » sur cette question, en dépit de la réduction annoncée.

Au cours de la réunion, ont été présentées les données pour Janvier, au cours de laquelle ont été enregistrés 29 cas de mortalité maternelle dans les deux principaux hôpitaux de la capitale angolaise.

Selon le fonctionnaire, les cas évalués aujourd’hui à la réunion sont arrivés à la conclusion que l’arrivée tardive aux services de santé est l’une des causes de décès de ces femmes enceintes.

Quel manque de sincérité !

Avec une telle facilité de transport, et afin d’aider le gouvernement, ils insistent encore sur le fait d’arriver en retard.

« Nous avons eu des cas de jeunes qui durant une semaine recevaient un traitement traditionnel et seulement après que la famille ait vérifié une aggravation de l’état de santé est qu’ils se sont rendus à l’hôpital », a-t-il souligné. Pour le fonctionnaire, la première utilisation du traitement traditionnel est le fait de conditions culturelles et non pas du manque de conditions dans les d’hôpitaux.

Pour mieux comprendre le manque de sincérité de cette affirmation, nous vous recommandons vivement la lecture de l’article « Hôpital général de Luanda: l’enfer public de la mort », publié ici le 8. (“Hospital géral de Luanda: inferno público da morte”)

« Nous, les Africains, nous avons encore cette culture d’accorder une attention particulière à ce qui est traditionnel, il ne faut pas avoir recours immédiatement à nos unités hospitalières, donc nous orientons et nous vérifions que cette condition est remplie, qui est la prise de conscience d’avoir recours à nos centres de santé », a-t-il dit.

Mara Quiosa dit qu’il faut admettre aussi que les traitements dans de nombreuses unités  hospitalières ont été délivrés en retard, à cause des inondations qu’elles mêmes subissent.
« Nous devons communiquer plus que les centres de santé, et au niveau de district effectuer également ce type de travail, » a-t-il dit.

En plus du paludisme, des enquêtes qui ont été menées, ont également identifié comme causes de mortalité maternelle, les avortements provoqués ou spontanés, et les cas d’éclampsie [perturbation de la grossesse lorsqu’il y a une pression artérielle élevée sévère], qui se vérifie aussi chez les femmes très jeunes.

À son tour la responsable de la santé de la reproduction de la ville de Luanda, Agate Capimgâlã, a déclaré que les décès de nourrissons ont la plupart du temps pour causes les infections et le tétanos néonatal.

Le nombre élevé de grossesses chez les adolescentes est également une préoccupation, de plus, selon la sage-femme spécialisée, indique rien que Janvier et pour un seul hôpital, qu’ont été enregistrées plus de 15 femmes enceintes âgées de moins de 15 ans.

La province de Luanda comprend les districts de Luanda, Cacuaco, Kilamba Kiaxi, Cazenga, Talatona, Viana, Belas, Quiçama et Icolo et Bengo.

En Angola, la misère collective, la négligence du pouvoir, en dépit de la couverture constitutionnelle, les problèmes de santé sont dus au fait que les dirigeants ont recours à l’étranger pour le traitement et l’assistance médicale-pharmaceutique. 

Bientôt la majeure partie de la population sera considérée comme une écume, ne nécessitant aucune assistance, ni soins médicaux dignes.

Le gouvernement de l’Angola viole l’article 77 (Santé et Protection sociale) de la CRA (Constitution de la République d’Angola), car manque à ses obligations, comme il peut se vérifier et comparer le texte et la réalité actuelle:

  1. L’État favorise et garantit les mesures nécessaires pour garantir à tous le droit à une assistance en soins médicaux et sanitaires, aussi bien que le droit à l’assistance de l’enfance, la maternité, l’invalidité, le handicap, la vieillesse et dans quelque situation d’incapacité de travail sous la loi.
  2. Il incombe à l’État de garantir le droit à assistance en soins médicaux et sanitaires:
    a) élaborer et assurer le bon fonctionnement d’un service de santé sur tout le territoire national;
    b) réguler la production, la distribution, le commerce et l’utilisation de produits chimiques, biologiques, pharmaceutiques et autres moyens, de traitement et de diagnostic;
    c) encourager le développement de l’enseignement médical et chirurgical et de la recherche médicale et de la santé.
  3. Les initiatives privées et de coopération dans les domaines de la santé, la prévoyance et de la sécurité sociale sont supervisées par l’Etat et sont exercées dans les conditions prévues par la loi »

Si la Constitution dit une chose et le gouvernement, représentant l’État, qui est nous tous, marche en sens contraire, cela a un nom : Crime !

Crime ?

Oui, pour être tâche du gouvernement et les gouvernants, et assurer, exécuter, avec dévouement, une véritable politique de santé publique, en faveur du citoyen, 

alors celui qui pratique un crime, principalement s’il affecte la vie du citoyen, est un Criminel.

Donc, il est entendu qu’en Angola, depuis 1975 à  aujourd’hui, il n’existe pas un seul hôpital public de qualité, avec des moyens technologiques et des ressources humaines, capables d’un traitement impeccable ou presque, pour la majorité des citoyens de l’Angola.

 Lusa – 16 mai 2017

Traduction du portugais en français : jinga Davixa

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