PROCÈS : Interroger l´Ex-Procureur João Maria de Sousa à la plage ?.. Une question de.. bon sens ?..

Un journal, O Crime, suggère en première page que João Maria de Sousa, l’ancien procureur général qui a déposé plainte contre Rafael Marques et Mariano Brás, soit interrogé a la plage

…son lieu de travail actuel ?..

La vérité est que le général João Maria de Sousa a refusé d’être présent au tribunal pour défendre sa propre plainte, et a maintenant l’intention d’être entendu au bureau du procureur général.

Mais si Sousa ne travaille plus au PGR, puisqu’il est à la retraite, son lieu de travail actuel doit être la plage. En ce sens, il y a toute la logique qu‘il y soit entendu

Le ridicule ?.. de cette situation…

Le ridicule de cette situation amène à se demander si, à certains moments, la justice ne se laisse pas entraîner dans ses propres labyrinthes, perdant ainsi toute signification.

Nous ne discuterons pas les détails juridiques selon lesquels la loi n’autorise pas ce traitement spécial à João Maria de Sousa. Cela fera certainement l’objet de discussions juridiques approfondies et d’une décision finale devant la Cour constitutionnelle.

Discutons des questions de bon sens qui se posent, puisqu’il est facile de voir que, dans un cas comme celui-ci, la rationalité de base ne permettrait jamais à Sousa d’être interrogée au bureau du procureur général.

Récapitulons brièvement le cas. João Maria de Sousa, alors procureur général, a porté plainte contre Rafael Marques et Mariano Brás pour des crimes présumés contre son honneur. Cette plainte s’accompagnait d’un procès du ministère public (MP), qu’il présidait lui-même, et d’un délit d’outrage au président de la République, José Eduardo dos Santos.

Par conséquent, d’une part nous avons le PGR (maintenant ex-PGR) et le député (dos Santos), qui font une accusation qui dérive d’un grief personnel du PGR.

De l’autre côté, nous avons 2 journalistes

On perçoit sans grande difficulté que cette cause implique directement le député et le PGR en tant que parties ayant un intérêt fondamental dans l’action.

Par conséquent, il sera également facile de comprendre quun procès équitable ne peut jamais avoir lieu dans les locaux de l’une des parties.

C’est une question de bon sens et de défense de l’image de la justice comme indépendante et impartiale.

   …dans ses propres locaux ?..

Si le PGR a un intérêt fondamental dans l’affaire, alors c’est une partie active, et cela n’a aucun sens de conduire le procès dans ses locaux. Cela crée un déséquilibre entre les parties.

Les accusés sont traînés d’un endroit à l’autre, pour être confrontés à leur accusateur dans ses propres locaux, et l’accusateur se donne le luxe de parler seulement dans son bureau.

Nous ne discuterons pas de la Constitution, du Code de procédure pénale et du Code de procédure civile, qui n’autorisent pas non plus cette situation.

Parlons du bon sens… 

un procès équitable ?..

Et le bon sens indique clairement qu’un procès équitable ne peut avoir lieu que dans un endroit impartial: la salle d’audience.

C’est tout !..

Que le bon sens soit traduit en justice, sinon nous ferions mieux… d’ aller à la plage … 

Par : Rui Verde

 le 20 avril 2018 

Mise en forme & Traduction du portugais en français : jinga Davixa

 

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