Esclavage moderne, humiliation et salaires de misère

Les responsables du Centre médical de Luanda ont dénoncé les mauvais traitements par l’entité patronale, relatant un genre d’esclavage moderne, de discrimination, d’humiliation, avec un salaire de misère où les collègues meurent faute d’argent pour se payer une assistance médicale dans la même clinique.

« Depuis 2014 est né à Luanda, un établissement de santé privé avec intitulé qu’il changerait les vies, mais en réalité a changé pour la pire façon possible, parce que nous venons de connaître la vraie signification de ce qu’est « être un noir », qui est ; la discrimination, et l’humiliation, tout cela dans notre propre pays « commencèrent à  raconter certains employés de cette unité hospitalière.

Par peur des représailles, ils ont même préféré rester anonymes.

« Nous avons commencé avec la formation (succès interpersonnel), qui est en fait vraiment nous préparer au pire.

Cela était promesses après les promesses à ce jour jamais tenues et il semble que nous nous souvenons encore de la sympathie forcée de ces camarades.

Au cours de l’accord salarial, on nous avait promis un réajustement chaque année (…) et après un certain temps, nous avons fait la connaissance d’un homme de la sphère de Direction, du nom de José Félix (nationalité portugaise et qui heureusement n’en fait plus partie), selon le PDG Michael Averbuk (israélien) l’angolais est habitué à être mal payé, nous signons pour notre peine de misère, narra t-il.

A dénoncer également le fait que : «les blancs seulement sont  coordinateurs /superviseurs, comme un signe de ce que l’on dit ; « aucun Angolais n’est en capacité de le faire, à savoir que leur formation sera toujours supérieure à la nôtre, en Angola il n’y a pas de cadres et les Portugais sont les bienvenus dit un plus âgé »

Une Infirmière de moins de 25 ans, qui travaille depuis 2014, raconte la pratique choquante « le racisme, les préjugés, les humiliations, la discrimination ont été les plus flagrantes et vous ne pouvez pas imaginer combien ils ont affecté notre vie »,

nous explique t-elle,

et poursuit que «en 2015 il y a eu une rencontre avec le chef de la direction afin de savoir si le personnel national serait assuré (assurance médicale), pour lequel il a été garanti que oui, on aussi parlé des primes de risque (non payées à ce jour)».

« Nous ne sommes pas assurés et si il y a nécessité de soins de longue durée (hospitalisation) nous devrons payer de notre poche la totalité, même en travaillant ici ! »

Il y avait un employé qui avait été renversé et il avait des fractures ouvertes, graves qui ont nécessité une hospitalisation et une intervention chirurgicale d’urgence, mais malheureusement il est décédé à l’hôpital Josina Machel, parce que l’institution qui avait promis de le prendre en charge, s’en est tout simplement lavée les mains.

Et tant d’autres cas de ce genre, mais qu’il est préférable de ne pas révéler l’intégrité des personnes concernées.

Nous avons une nourriture et une allocation de transport (30 000 KZ pour tous) qui ne sert qu’à nous nourrir d’hamburgers toute l’année.

Pour les expatriés sont payés les voyages, la maison, le repas, chaque semaine est donnée une somme pour l’alimentation (de leur domicile) des subventions de week-end, sans oublier qu’il ya une société chargée de la livraison de la nourriture pour eux.

Alors que nous Angolais ? Nous mourons de faim…

Nous sommes des esclaves dans notre propre pays, humiliés, maltraités, et malheureusement, nous n’avons pas où nous plaindre parce qu’il ya toujours une commodité.

L’ensemble du personnel national sans exception tous les Santos Dias sont dévalorisés, humiliés, vous n’en avez pas  même idée. L’écart salarial est abyssal, il est inhumain, humiliant, révoltant et lamentable.

C’est de l’esclavage moderne, c’est une nouvelle colonisation que juste vous ne voyez pas, que vous ne voulez pas voir. Les expatriés sont toujours à nous inférioriser, vous ne pouvez pas imaginer à quel point ils nous regardent, avec dégoût, nous les noirs, dans notre propre pays.

Nous avons pas un règlement interne et les décisions prises du jour au lendemain entrent en vigueur dès que nous sommes signalés, personne ne sait qui est qui parce que tout le monde veut diriger.

Auparavant, nous avions droit à la consultation gratuite et 25% de réduction à la pharmacie (des prix super gonflés parce qu’il y n’a pas un contrôle sérieux dans ce pays), ils ont supprimé les réductions (mais les blancs continuent d’avoir les médicaments gratuits), ils ont supprimé les consultations sans préavis.

Les Consultations sont gratuites uniquement en urgence, mais seulement les bureaux ?

Alors qu’ils ont assistance médicale à Américo Boa vida.

Nous angolais (noirs), apportons une plus grande contribution au développement du Luanda Médical Center, nous sommes toujours piétinés, mis de côté et jamais, jamais ne participons aux réunions, de même.
Mais il y a encore quelqu’un qui nous fait la plus grande répulsion, qui est la directrice des ressources humaines (Sonia de Castro), est la noire qui déteste sa propre négritude, peut-être pour gagner une récompense seigneuriale, nous mène la vie dure, renvoie et renvoie le personnel sans motif valable (et aussi pour mettre les  membres de sa famille qui sont déjà au nombre de 6), une mauvaise personne, dégoûtante même, arrogante, pire raciste, avec de grands faux- airs de puissance, celle qui fait ce qu’il lui plaît et ne donne satisfaction à personne.

Mais où avez-vous déjà vu, une infirmière diplômée avec une licence, ne gagner que 130 000 kz, et un chauffeur 30 000 kz ? Où ?

Nous sommes esclaves dans notre propre pays.

Ils sont là, à faire la publicité que c’est une clinique de référence (seulement du racisme), nous tuer, nous moquer de rire, lorsque le Man Gomito est là pour faire la publicité de la clinique, mais s’il savait combien nous sommes malheureux nous les Noirs, silencieux, il serait poète.

Quand il est déjà 22 heures, il nous est impossible d’y aller.

AO24-quarta, 17 maio 2017 13:06

Traduction du portugais en francais : jinga Davixa

 

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