Les 10 pires ennemis de la presse libre,.. en Angola

Le Comité de protection des journalistes a organisé chaque année un rapport montre les 10 pires ennemis de la presse dans le monde. Pour l’année 2016, le CPJ a publié aujourd’hui une analyse des journalistes emprisonnés dans le monde entier au service de la base pour réaliser à quel point les journalistes sont toujours considérés comme l’équipe à battre dans diverses parties du monde. Au total, 259 journalistes ont été arrêtés en 2016.

Cependant, le nombre de journalistes tués dans le monde réduit par rapport aux chiffres les plus récents. Du 1 Janvier au 15 Décembre 2016 ont été confirmés 48 journalistes tués pour leur travail. 27 autres décès sont étudiés par le CPJ cette fois afin de déterminer si en raison de la pratique du journalisme.

Et en Angola ?..

le journalisme d’exercice en Angola est très risqué. De 1992 à nos jours, au moins 10 journalistes ont été tués pour des raisons professionnelles. Il n’y a pas de nombre exact de poursuites judiciaires contre les journalistes. Le 27 Décembre 2016, le procureur général de la République d’Angola a ouvert une procédure pénale contre Rafael Marques de Morais, journaliste fondateur du site Maka Angola (www.makaangola.org), et Mariano Brás, journaliste fondateur de l’hebdomadaire « O Crime ». 
Le 18 Novembre l’année dernière ont été approuvés en Angola cinq lois qui composent le paquet législatif sur les médias, proposés par le Président de la République, José Eduardo dos Santos, en tant que détenteur du pouvoir exécutif. 

Une déclaration signée par plusieurs journalistes considère comme étant inconstitutionnelles les lois adoptées. Non conformistes, les journalistes qui ont signé le document publié en Novembre ont annoncé le « non-respect«  des lois sur les médias.

Les deux poursuites contre les journalistes Rafael Marques de Morais et Mariano Brás, comme les lois sur les médias approuvés, ont déjà été considérés comme des signes que la liberté de la presse en Angola sera encore plus difficile à être exercée dans un proche avenir.

Consciente de la liberté de la presse et d’expression, à la fois pour soutenir la Constitution de la République d’Angola, les Amis de l’Angola (FOA), une organisation de la société civile basée aux Etats-Unis, a mené une enquête afin de savoir quels étaient, compte tenu de l’Internet, les «10 pires ennemis de la presse en Angola.« 

Dix individus ?? ont été sélectionnés et mis à la disposition des électeurs. L’enquête a débuté le 19 Décembre 2016 et a pris fin le 4 Janvier 2017.
Parmi les 10 noms proposés, 49 pour cent a José Eduardo dos Santos comme le premier pire ennemi de la presse en Angola. João Pinto, adjoint et vice-président du groupe parlementaire du MPLA, est le deuxième pire ennemi de la presse en Angola avec 13 pour cent des voix. Général Ze Maria, chef du service de renseignement et de sécurité militaire (SISM), occupe le troisième rang dans les résultats de l’enquête avec 9 pour cent.
Ce qui suit est un autre général, avec 8 pour cent, le procureur général de la République, João Maria de Sousa. Avec 5 pour cent des voix, le PDG de Sonangol Isabel dos Santos est aussi un ennemi de la presse dans le pays et se classe cinquième. Le chef de la région Militaire de Luanda, Simão Carlitos Wala, le ministre d’État et chef de la Chambre de la sécurité du président de la République ,

‘Kopelipa’ Manuel Hélder Vieira Dias, les deux généraux, et Januário Domingos José juge occupent les trois positions suivantes avec 4 pour pour cent chacun. João Lourenço, ministre de la Défense et vice-président du MPLA, Bento et Kangamba figure également parmi les 10 pires ennemis de la presse. 3 pour cent, les deux sont le dernier sur la liste.

En 2017 les Amis de l’Angola, en coopération avec des institutions indépendantes de défense des journalistes, donnera suite à cette campagne.

 — 5 de Janeiro de 2017

Traduction du portugais en français: jinga Davixa.

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13 pensées sur “Les 10 pires ennemis de la presse libre,.. en Angola

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