LA FIEVRE de la HONTE, Mais de quelle COULEUR EST–ELLE …JAUNE ?…

Le directeur exécutif de l’Alliance mondiale pour les vaccins (GAVI) a déclaré mardi, à Luanda que  l’épidémie de fièvre jaune enregistrée en Angola en 2016, avec 381 tués, « un signal fort de l’absence de réseau d’immunisation ». (Vaccination)

Une autre organisation dit aussi que le régime du MPLA (parti au pouvoir depuis 42 ans !) n’est seulement intéressé que par son nombril.

Seth Berkley intervenu lors d’une réunion de travail avec l’équipe technique de la vaccination du ministère de la Santé, qui a laquelle a assisté le ministre, Luís Gomes Sambo.

« À mon avis, une priorité plus élevée devrait se concentrer sur les soins de santé primaires », a déclaré le directeur exécutif de GAVI, qui a également visité aujourd’hui le ministère des Finances pour rencontrer le ministre Archer Mangueira.

Selon Seth Berkley, avec la création d’un réseau de soins de santé primaires, « l’Angola sera en mesure de prévenir de nombreuses autres maladies. »

« Non seulement les maladies infectieuses autant que les maladies non-infectieuses. Je pense que l’épidémie de fièvre jaune était en fait un signal fort de l’absence d’un solide réseau de vaccination », a-t-il dit.

Le Responsable a réitéré que l’assistance qu’il souhaiterait bien délivrer au gouvernement angolais, exprimant le désir de savoir à quelles conditions peuvent être fournies cette aide en matière de soins de santé primaires.

À son tour, le ministre Luís Gomes Sambo a reconnu que la couverture vaccinale dans le pays n’est toutefois toujours pas satisfaisante, découle d’un processus d’intensification de la vaccination de routine en particulier pour les enfants de moins d’un an, pour la prévention de la mortalité infantile et d’épidémies.

Le ministre a dit également, que la situation sanitaire du pays se caractérise par la prédominance des maladies transmissibles telles que le paludisme, la principale cause de décès en Angola, le VIH / SIDA, avec une prévalence de taux de 2%, et la tuberculose, qu’il a dit être «inquiétant ».

« Nous avons aussi la préoccupation croissante des maladies non transmissibles, les maladies chroniques sont de plus en plus dans notre pays, et l’investissement de l’État ont été très important pour cette composante de la situation épidémiologique du pays, » a-t-il ajouté.

Dans son discours, Luís Gomes Sambo a souligné que l’Angola traverse une période de réforme macro-économique qui découle de la baisse du prix du baril de pétrole sur le marché international, ce qui a eu un impact fort négatif sur l’économie angolaise et les recettes publiques, en particulier dans le secteur santé.

Mais la crise dans le prix du pétrole a-t-elle duré 42 ans, depuis toutes ces années que le MPLA est au gouvernement ?

Le titulaire du Dossier de Santé a mentionné qu’est en cours la révision du système de financement du secteur, à partir d’un diagnostic, qui est en voie d’achèvement, dans les comptes nationaux de santé, pour analyser la «manière la plus efficace», pour l’utilisation des ressources financières de l’État et de quelques partenaires.

« La population aura également un rôle important dans le financement des soins de santé, mais cela doit être fait afin de garantir la protection sociale, en particulier des pauvres », a-t-il dit.

Le jeudi, Seth Berkley a participe au lancement du Plan Intensification de routine au sein de la Semaine de la vaccination africaine, pour avoir agir hôpital municipal au lieu de Zango II, dans la municipalité de Viana, banlieue de Luanda.

GAVI créé en 2000, qui regroupe les gouvernements des pays en développement et les pays donateurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), la Banque mondiale, l’industrie des vaccins dans les pays industrialisés et les pays en développement, la société civile, la Fondation Bill & Melinda Gates et d’autres organisations privées.

Il est rappelé que, en Août 2016, le ministère de la Santé avait indiqué que la nouvelle campagne de vaccination contre la fièvre jaune en cours avait déjà vacciné 81% de la population cible dans 22 municipalités dans 12 des 18 provinces de l’Angola.

Une déclaration du ministère de la Santé de l’Angola, distribué à la presse le 29 Août, 2016, a déclaré que la nouvelle campagne de vaccination, qui a commencé le 15 de ce mois pourrait être prolongé de 15 jours, en dépit de la couverture de 81% en dix jours.

Le document a souligné l’engagement de la population à la campagne, en notant que les équipes de vaccination ont vacciné par jour en moyenne plus de 150 mille personnes.

La campagne couvrant les provinces de Cabinda, Benguela, Kwanza Sul, Huambo, Kuando Kubango, Huíla, Lunda Norte, Lunda Sul, Malange, Uige et Zaïre, et conduirait à une augmentation de 51 couverture à 73 municipalités, en augmentant la population immunisée de 13 millions à 16 millions.

Jusqu’au 28 Juillet 2016 on enregistrait dans le pays 3,818 cas suspects de fièvre jaune, dont 879 ont été confirmés en laboratoire, tout comme 119 décès, selon l’OMS.

L’épidémie, qui avait commencé le 5 Décembre, 2015 à Luanda, s’était étendue à la République démocratique du Congo voisine – avec 2.051 cas suspects et 95 décès jusqu’au 27 Juillet -, passe sur le terrain, avec le soutien de l’OMS, plusieurs campagnes vaccination contre la fièvre jaune.

 

F8 – Lusa. le 3 mai 2017

Traduction du portugais en français : jinga Davixa

   Send article as PDF   

Une pensée sur “LA FIEVRE de la HONTE, Mais de quelle COULEUR EST–ELLE …JAUNE ?…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partager
Partager