ANGOLA : ÉLU DÉPUTÉ, N’EST PAS… ÉLU…PRÉSIDENT

La Constitution d’Angola de février 2010, rédigée exclusivement dans le bureau du président actuel, José Eduardo dos Santos, ne prévoit pas l’élection nominale du Président de la République, de sorte que la désignation du « président élu » après la divulgation des résultats par la CNE (Commission électorale nationale) est un sophisme.

Si  du point de vue politique-partisan et de la sociologie populaire, il est indifférent, le traitement ne se lit plus dans la logique et l’interprétation de la norme constitutionnelle, en ce qui concerne l’article 109 de la CRA. (constitution de la République d’Angola)

1. Le Président de la République et le Directeur général seront élus à la tête du cercle national du parti ou de la coalition des partis politiques les plus votés dans le cadre des élections générales tenues en vertu des articles 143 et suivants de cette Constitution.

2. Le responsable de la liste est identifié, avec les électeurs, dans le bulletin de vote. 

Comme on peut le voir dans cet article, aucun candidat de parti ou coalition de parti ne concède ou se présente à l’électorat en tant que candidat au président de la République, avec son propre programme de consulat, mais défendant celui de son parti qui l’a amené à l’endroit en tant que chef de liste, ou, en parlant, il est le capitaine d’une équipe représentant les autres athlètes. Mieux encore, il n’est pas embauché pour être capitaine, mais joueur de collectif, qui, par son caractère et son protagonisme, est nommé capitaine.

Malheureusement, en Angola, il n’y a pas beaucoup d’acteurs politiques et juridiques, une interprétation sévère de la norme constitutionnelle, en optant pour la dénomination dirigée par le parti du « Président élu« , alors qu’en réalité nous sommes confrontés à un député élu qui devrait être nommé, la principale condition de la liste, dans le cadre du système parlementaire actuel, aux fonctions de président de la République.

Mais pour assumer la plus haute magistrature du pays, de la part du chef de liste élu, ne peut ou ne doit se produire que lorsque, en tant que membre élu, prend ses fonctions à l’Assemblée nationale, puis démissionne du mandat parlementaire, « En cercle » à élire, comptant déjà avec les votes des membres de son parti et des autres, pour reconnaître la légitimité du processus électoral, être qualifié selon la CRA, pour exercer les fonctions de Président de la République.

Ce n’est pas une interprétation discrétionnaire, mais elle découle de la disposition constitutionnelle de l’article 114 (Possession), plus précisément au paragraphe 3.

3. L’élection au poste de Président de la République justifie le report de la prise du siège parlementaire.

  1. Le Président de la République élu sera assermenté par le Président de la Cour constitutionnelle.
  2. La possession aura lieu dans les 15 jours suivant la publication officielle des résultats des élections finales. « 

Comme on le comprend facilement, les articles excluent le présidentialisme, reconnaissant le caractère parlementaire du système angolais. D’où imposer le nom de la liste des partis les plus votés, s’il est pressé d’occuper le poste de Président de la République, devoir, puis prendre le siège parlementaire.

Lorsque ce rituel n’est pas rempli, il y a une inconstitutionnalité sans réponse qui peut être contestée pour violation de la Constitution. C’est le cas de l’actuel président de la République qui, en n’abdiquant pas son mandat parlementaire, va à l’encontre de la Constitution, comme s’il voulait réhabiliter l’ancien paradigme d’un seul parti, le président de la République était en même temps président de l’Assemblée populaire .

C’est pour cette raison que, dans la rigueur constitutionnelle, nous avons le terme présidentiel actuel frappé d’inconstitutionnalité. Les actes de Eduardo dos Santos pratiqués de 2012 à 2017, si contestés, avec la justification requise, devant un Tribunal électoral et/ou une Cour constitutionnelle, graves, transparents, indépendants et impartiaux seraient considérés comme nuls.

Pour cette raison, il est nécessaire, lors de l’inauguration du futur président de la République, de se conformer au chemin éclairé par la Constitution, qui est presque similaire à celui de l’Afrique du Sud, avec la différence que les Sud-Africains respectent le stipulé par le Président du Parlement, après avoir rempli le rituel de démission parlementaire.

Malheureusement, le système socialiste des angolais n’a pas évolué au cours des années, vers une démocratie représentative, mais au contraire régressé, participant à la même culture monolithique et dictatoriale…

 jeudi le 7 septembre 2017

Traduction du portugais en français : jinga Davixa

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