ANGOLA : un Parlement à « l’âge de pierre »…

L’Assemblée nationale entretient une relation «préhistorique» avec les journalistes. On s’attend à ce que l’Union des journalistes, qui appelle à un black-out radical, soit un remède sacré.

    L’appel au boycott !..

L’appel au boycott de la couverture de la prochaine session plénière de l’Assemblée nationale, décidée par l’Union des journalistes Angolais  (SJA), pouvait se justifier. L’épisode a récemment eu lieu, où plusieurs journalistes ont été expulsés et empêchés de faire leur travail à la maison des Lois, n’a été que le déclencheur de cette prise de contrôle radicale d’une situation qui a longtemps été urgente.

Filet-mignon !…

Au Parlement, alors que les députés avaient droit au filet mignon… et au caviar, les journalistes ont été invités à manger de la viande de 2nd choix !..

En fait, il est déjà incompréhensible ne soient pas à la télévision ce jour, libre et direct, les sessions de l’Assemblée nationale – qui constitue en soi une atteinte à la liberté de la presse – de plus l’aberration est toujours au courant des conditions vraiment contraires à la dignité après tout, dans lesquelles les journalistes désignés pour couvrir les activités parlementaires sont soumis.

     Qui a voté pour ou contre ?..
…pour ou contre ?..

Les journalistes n’ont pas directement accès à la salle où se déroulent les principales sessions parlementaires, en particulier lorsque les sujets les plus brûlants de la vie du pays sont discutés. En règle générale, les reporters sont confinés dans 1 pièce, avec un écran qui ne filme que ce qu’ils (l’Assemblée nationale) estiment devoir transmettre aux médias et au grand public. Donc, dans de telles circonstances, quand une question cruciale est mise aux voix au Parlement, les journalistes ne savent pas qui a voté pour ou contre ? Il y a des moments où ils en savent beaucoup moins que leurs collègues qui, même en dehors de l’Assemblée, ont des «sources privilégiées». 

…pour ou contre ?..

Cela a donc été la vie quotidienne restrictive des journalistes qui font leur travail au Parlement, ce qui, le jour de l’expulsion, est allé plus loin et a entraîné une panne totale.

Pire encore est que cette condition pour les journalistes travaillant contraste criante avec les énormes investissements qui ont été généralement tenus d’avoir une nouvelle Assemblée nationale moderne, et à partir de 2015 a commencé à fournir aux députés angolais des conditions de travail décentes et très proche de ceux dont jouissent leurs homologues du « premier monde ».

En d’autres termes, on peut dire que, si les députés avaient droit au caviar et au filet mignon, les journalistes recevaient de la viande de second choix.

Mais le plus gros problème n’est même pas celui-ci. La question la plus limitante pour le travail des journalistes à l’Assemblée nationale a davantage à voir avec l’accès aux sources. Comme pour d’autres institutions dans le pays, cela reste un sacrilège pour les professionnels des médias qui doivent couvrir la vie parlementaire.

…une expulsion ?..

En fait, c’est toujours un combat mohiliste pour ouvrir les sources officielles, en particulier par rapport à ceux de l’univers politique – impliquant des politiciens, des partis et des dirigeants – qui est le lieu où le boulon arrive le plus. Il est nécessaire que les organes officiels soient ouverts aux journalistes, accompagnés des nouvelles dynamiques que l’on veut imprimer dans le cadre du droit à l’information dont jouissent les journalistes et les citoyens en général.

Nando, Président de l’Assemblée Nationale…

Et l’Assemblée nationale, qui pourrait bien être à l’avant-garde de ses relations avec les journalistes d’une manière nouvelle, reste dans l’arrière peloton.

C’est lamentable !..

 

 

  le 22 décembre 2017

Traduction du portugais en français : jinga Davixa

 

 

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