ANGOLA : LA MATRICE DU MPLA ET L’INGÉNUITÉ (NAÏVETÉ !…) DE L’OPPOSITION….

 La carte politique du parti, après les élections générales du 23 août 2017, a révélé des scénarios importants et inquiétants, comme jamais imaginés. Tout d’abord, la grande faiblesse intellectuelle inhérente à la construction du nouvel État, le 11 novembre 1975, d’un caractère partisan, comme l’attribue l’article 60 LCRPA (loi constitutionnelle de la République populaire d’Angola).

Par William Tonet

« Le présent acte entre en vigueur à zéro heure le 11 novembre 1975. Approuvé par acclamation par le Comité central du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola, le 10 novembre 1975. »

Ce lien idéologique, imposé par Agostinho Neto, a gangrené « ab initio » l’Angola, en écartant la vision constitutionnelle, impartiale et constitutionnelle des citoyens, après la fin du colonialisme portugais.

Avec de nombreux comités clandestins du MPLA lui-même, dans les villes et les villes, les cadres indigènes et certains « assimilados… », avaient la notion de gestion du public, parce qu’ils fonctionnaient dans l’administration coloniale, il y avait une notion d’État, pouvaient constituer une Assemblée constituante, capable d’estampiller dans le nouvel état, les symboles et les organes, au-delà des cordons ombilicaux.

N’ayant pas fait cela, au fil des années, la plupart des gens autochtones ont encouragé et omis sous les bottes du MPLA, et quand, en 1991, Jonas Savimbi, sur le piédestal de la force de l’opposition, conquis cette année, pourrait inverser l’image, en suggérant une réforme constitutionnelle avec la participation d’autres acteurs juridiques, politiques et de la société civile, habilement convaincus d’une victoire électorale en 1992 (basée sur la chute du mur de Berlin et des pays communistes d’Europe de l’Est), a laissé le MPLA se changer seul , basé sur l’Assemblée populaire (exclusivement membres du Comité central du MPLA, d’autres militants et de leurs cadres), en permettant (avec leur connivence) que le parti en vigueur, seul, approuve l’abrogation partielle de la loi constitutionnelle de 1975, approuvant La loi 12/91, qui énonçait dans un article la fin du régime d’un parti, la démocratie multipartite, les libertés fondamentales et les garanties et l’économie de marché.

Le même comportement de l’auto-consentement suicide (comme on l’a vu plus tard) par l’opposition, dirigée par l’UNITA, a eu lieu avec la deuxième réforme, en approuvant la loi 23/92, encore une fois par l’Assemblée populaire, dans l’esprit de cession de la précédente.

L’hypothèse communiste a maintenu une discrimination socialiste renouvelée, alliée à la «division guerrière» des citoyens entre les députés angolais du MPLA (auto – considérés d’abord propriétaires du pays) et les Angolais «De l’autre côté» (L’UNITA, l’opposition et la société civile, et non la sycophane), lorsqu’un chèque en blanc a été donné…

Voyons ce que le MPLA a fait et n’a jamais menti, une altération partielle et cosmétique, servant à protéger davantage son pouvoir, même en fonction des deux fonctions de l’un des candidats présidentiels (José Eduardo dos Santos), pour agir en 1992, en tant que joueur (président de la République) et arbitre (président de l’Assemblée populaire), en conservant les rênes et le contrôle de tous les appareils: exécutif, législatif, judiciaire et même de l’ organisation des élections ???…

(…) Conformément aux dispositions de l’article 51 (a) de la Loi constitutionnelle et de l’utilisation du pouvoir que l’article 47 (q) de la même loi m’a accordé, l’Assemblée populaire approuve et je signe et publie suivant:

Article 1 Les modifications apportées à la loi constitutionnelle figurant dans le diplôme ci-joint qui font partie intégrante de la présente loi sont approuvées.

Article 2 La présente loi entre en vigueur à la date de sa publication, sans préjudice des dispositions des articles suivants.

Article 3 L’Assemblée populaire restera opérationnelle jusqu’à l’inauguration des membres de l’Assemblée nationale élus dans le cadre des élections législatives des 29 et 30 septembre 1992.

  1. Les assemblées populaires provinciales cessent leur mandat avec l’investiture des députés de l’Assemblée nationale mentionnés dans le numéro précédent.

Article 4

  1. Au cours de la période de transition visée à l’article précédent, le Président de la République est le Président de l’Assemblée populaire et le Chef du Gouvernement.
  2. En l’absence ou l’empêchement temporaire du Président de l’Assemblée populaire, ses réunions seront dirigées par un membre du Comité permanent nommé par le Président de l’Assemblée populaire.

Article 5

  1. Le mandat du Président de la République en vigueur à la date de publication de la présente loi est réputé valable et prorogé jusqu’au moment où le Président de la République a élu aux élections présidentielles des 29 et 30 septembre 1992.
  2. 2 – En cas de décès ou d’empêchement permanent de l’actuel Président de la République, le Comité permanent de l’Assemblée du Peuple nomme parmi ses membres et pour une période n’excédant pas 30 jours, qui détient provisoirement le poste en compétition à l’Assemblée populaire sur proposition de la Commission permanente pour élire un président par intérim de la République jusqu’à l’inauguration du Président de la République élu aux prochaines élections présidentielles par suffrage universel direct et secret.

Article 6 Jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle soit établie, il incombe à la Cour suprême d’exercer les pouvoirs prévus aux articles 134 et 135 de la même loi constitutionnelle.

Article 7 Tant que le Conseil supérieur de la magistrature n’est pas établi, il incombe à la Plénière de la Cour suprême d’exercer les fonctions prévues à l’article 132.

Article 8 Tant que le Conseil Supérieur du Ministère Public n’est pas établi, il appartient au Bureau du Procureur Général d’exercer les fonctions qui lui incombent.

Article 9 Jusqu’à ce que l’Ombudsman soit nommé, les fonctions générales qui lui sont assignées par la loi constitutionnelle sont exercées par le procureur général.

Article 10

  1. Les agents des forces armées angolaises ne peuvent être licenciés ou renvoyés pour des raisons politiques.
  2. Les officiers membres du commandement supérieur des forces armées et de leurs principaux États ne peuvent être congédiés et retirés du poste pendant une période de cinq ans à compter de la publication de la présente loi, à l’exception des motifs disciplinaires et de l’incapacité prévue par la loi concernant les règles du service militaire.

Article 11 Les membres du Conseil de la République à la date de publication de la présente loi cessent leur mandat après les élections générales multipartites des 29 et 30 septembre 1992, avec l’inauguration des nouveaux membres du Conseil de la République, aux termes de l’article 77 De la loi constitutionnelle.

Article 12 La première session législative de l’Assemblée nationale élue lors des élections générales multipartites les 29 et 30 septembre 1992 commence au plus tard 30 jours après la publication des résultats définitifs du tableau ou, dans le cas d’une deuxième élection présidentielle, jours après l’inauguration du président de la République.

Article 13 Les organes de la souveraineté après les élections présidentielles et législatives des 29 et 30 septembre 1992 réglementeront la forme, l’organisation et les conditions de la déposition respective, après avoir entendu la Cour suprême dans le cas de l’inauguration du Président de la République.

Article 14 Le droit constitutionnel de la République d’Angola restera en vigueur jusqu’à l’entrée en vigueur de la Constitution de l’Angola, approuvée par l’Assemblée nationale conformément à l’article 150 et suivant la loi constitutionnelle.

Vu et approuvé par l’Assemblée populaire.

Bon à Publier

Luanda le 25 Août 1992.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE JOSÉ ÉDUARDO DOS SANTOS.

La naïveté de l’UNITA et de l’opposition est responsable de la longévité du régime… MPLA

Si l’on regarde les articles ci-dessus, qui ont mené aux premières élections générales de 1992, préparées et organisées exclusivement par le MPLA et son chef, qui ont continué et continuent à occuper des superpuissances, nous avons vu le maintien de l’ossature communiste, inventée en 1975.

À l’article 3, la mise à l’écart de Jonas Savimbi, de l’UNITA et de toute autre opposition, a permis l’approbation exclusive, par l’Assemblée du peuple, dont les membres, conformément aux articles 34, 35 et 36 de la loi constitutionnelle de 1975, n’étaient rien plus, rien moins:

« A) les membres du bureau politique du MPLA; b) les membres de l’état-major général de FAPLA; c) les membres du gouvernement nommés à cette fin par le MPLA; d) les commissaires provinciaux; e) les chefs des principaux États et les commissaires politiques des fronts militaires « .

L’article 4 confirme le monopole d’un candidat à qui les opposants ont déroulé le tapis rouge, pour déterminer la meilleure façon de les renverser, puisque le Président de la République est en même temps le Président de l’Assemblée populaire (corps législatif) et le chef du gouvernement (exécutif).

L’article 5 est la cerise sur le gâteau, car il considère que le mandat du président actuel est valide et prolongé jusqu’à ce que le nouveau poste soit pris en charge. Il s’avère que cela invalide la thèse d’un jugement de la Cour suprême, dans les vêtements de la Cour constitutionnelle, mais déjà prédit dans la garde de l’article 6, avec la main d’un juge partisan

L’article 10 affirme (c’est une pratique répétée, rappelle-t-il, l’extension des mandats des chefs militaires avant que José Eduardo dos Santos ne quitte le pouvoir) que les officiers militaires ne peuvent pas être licenciés dans un délai de ans, même si Ne gagnez pas les élections José Eduardo, Jonas Savimbi ne pouvait pas nommer un chef militaire de sa confiance …

Mais l’audace de l’article 13, démontre la prévisibilité politique du MPLA, en disant que vous ne voulez pas démanteler les organes souverains, créés et inspirés par la vision communiste et discriminatoire de 1975, laissant cette tâche et quand un nouveau président a été élu de la République.

Comme on peut le voir, l’UNITA et l’opposition ont commencé à perdre le contrôle de la situation, depuis 1991, par l’absence de réforme de la loi constitutionnelle de 1975 et de son interprétation correcte, une fois qu’elle était fondée sur la «constitution au pouvoir», dont Gomes Canotilho est l’un de ses plus fiers défenseurs, puisqu’il vise le socialisme et la division des Angolais

Et si cela s’est produit jusqu’en 2010 avec l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution du 10 février, établie exclusivement par le Président de la République, soutenue et approuvée par les députés qui ne l’ont pas lue, dans le cadre de la discipline de l’Assemblée populaire, jusqu’à aujourd’hui, rien n’a changé…

Il est donc urgent que les forces politiques de l’opposition et de la société civile s’unissent pour une véritable interprétation des ca bouques biaisés de la matrice constitutionnelle, qui ont configuré et configuré le régime et le pouvoir du MPLA.

Il est nécessaire pour la crédibilité du système politique des organes de l’État, qui doivent être indépendants et non partisans, la création d’une véritable Assemblée constituante, l’intégration des agents ci-dessus partitocraties vanités commis, d’abord, avec l’Angola, pour changer les contradictions politiques et juridiques, frappé dans les cabots du constitutionnalisme baroque, institué en 1975.

Ce n’est qu’avec cette réforme et l’élection d’une véritable Assemblée constituante, qui sera la première (d’autres, idéologiquement parlantes), qu’ on peut prédire la refonte de l’Angola…

 samedi le 07 octobre 2017

Traduction du portugais en français : jinga Davixa

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