ANGOLA – 04 avril 2018 : Paix et réconciliation nationale ?.. un gâchis véritable ?.. Paulo Lukamba Gato

   Lukamba Gato 

La paix et la réconciliation nationale ne se limitent pas au simple lâché de colombes blanches, de beaux slogans ou à la construction de monuments évocateurs. Elles doivent avoir un contenu et un prix matériel, politique et social qui doit être payé, sinon nous allons répéter notre histoire mouvementée. 

Dans le cas de l’Angola, il faut payer le prix de la gigantesque démobilisation et de la réintégration sociale de dizaines de milliers d’ex-combattants des belligérants sans aucune exclusion. C’est une forme équitable de reconnaissance et de gratitude pour le rôle et le sacrifice que les hommes et les femmes en armes ont obtenus sur le champ de bataille. Ce serait aussi une façon de rendre hommage à ceux qui ont payé de leur vie pour le prix de cette paix.

Ensuite, il serait nécessaire de consacrer du temps et de volonté politique pour une forme de dialogue national, structuré à tous les niveaux de la société à repenser l’Angola dans ses fondations et de multiples dimensions, visant à régler le consensus le plus large sur les questions stratégiques, la structuration et pourquoi d’intérêt national, à savoir la Constitution, les principaux objectifs du développement économique et social du pays, la place de la culture angolaise, y compris la valorisation des langues nationales et le rôle de notre pays dans la région, le continent et le monde.  

       un véritable gâchis ??..
  un contenu pour chaque angolais ?..

Seize années (16) se sont écoulées depuis le cessez-le-feu, il est clair que la classe dirigeante n’a pas été en mesure d’apprécier ni même d’optimiser la plus longue période  « d ‘absence de guerre » en Angola depuis près de 43 ans en tant que pays indépendant.        Ce fût un véritable gâchis si l’on tient compte de l’équilibre désastreux de l’état de la nation au cours de cette période considérée. 

  ..la facture à payer par le contribuable angolais ??..

En ce moment historique où l’on peut entrevoir la possibilité d’une transition, vous devez prendre en compte le fait que l’Angola a mal tourné depuis 1975. Si la devise est de corriger ce qui ne va pas, alors nous ne réduisons pas l’idée de la correction pour ne pas confondre l’arbre avec la forêt, les alliés à l’ennemi, l’essentiel à l’important. 

   un contenu pour chaque angolais ??..

Pour cette énorme tâche de construire la paix avec un contenu pour chaque angolais

  ..le contribuable angolais ??..

on peut supposer que la facture à payer par le contribuable angolais sera un temps lourde, mais jamais plus chère que le projet de loi que nous payons depuis des décennies de guerre fratricide. 

Au nom de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué a la réunification des angolais 

  João Gonçalves Lourenço
   un destin commun ?.. $$ .$..$..??

dans un destin commun, je voulais en ce jour de paix et de réconciliation nationale, a lancer un appel pressant au Président de la République, João Manuel Gonçalves Lourenço : Assumez-vous comme l’homme de transition, soyez le Président de la République d’Angola et exercez le pouvoir que la Constitution vous octroie et ne confondez pas cette mission avec celle de Président d’un parti politique.

   un environnement démocratique ?..
..Cabinda !.. un territoire contesté ?..

Soyez conscient, écoutez le cri du pays profond pour savoir ce qui est en fait faux. Il n’est jamais trop tard pour recommencer, pour vraiment refonder ce pays que nous aimons tous en mettant l’accent sur la JUSTICE SOCIALE comme ciment de la PAIX dans un environnement démocratique. 

Vive l’Angola !

Vive le peuple d’Angola !

Par : Lukamba Gato – le 04 avril 2018

Mise en forme & traduction du portugais en français : jinga Davixa  – (vérifications et corrections en cours.. )

E_mail : contact@franceangola.com

 

O Cabritismo ?..  ..

PDF Printer    Send article as PDF   
Partager
Partager